La NSA aurait piraté Belgacom

Edward Snowden avait révélé que l’agence de sécurité nationale américaine (NSA) et le FBI avaient accès aux bases de données de neuf acteurs Internet des plus importants, parmi lesquels Facebook, Google ou Apple.

Le projet, au nom de code PRISM, permet, depuis 2007, aux deux agences fédérales américaines de fouiller les données clients de ces entreprises sans aucune ordonnance préalable de la justice.

Est-ce cela qui a poussé Belgacom a examiner ses serveurs avec attention ? Toujours est-il que cette analyse a permis de voir que plusieurs serveurs et postes de travail avaient été infectés.

Le parquet qui a été sais de l’affaire a déclaré :

L’enquête démontre que le hacking n’a été réalisable que moyennant l’engagement d’importants moyens financiers et logistiques par les intrus. Cette donnée, de même que la complexité technique du hacking (entre autres l’emploi de malware spécifiques et de techniques de cryptage avancées) et son ampleur, orientent les investigations vers une opération internationale d’espionnage étatique. Sur base des informations dont nous disposons actuellement, l’objectif de ce hacking semble plutôt être de rassembler des informations stratégiques et non de commettre des actes de sabotage ou de causer des dommages économiques ou autres. Les suites d’enquêtes devront démontrer si ces premières constatations peuvent être confirmées.

D’autres sources précisent que le choix de Belgacom n’est pas dû au hasard. En effet, il est l’opérateur de télécom le plus important en Afrique et au Moyen-Orient. On peut facilement conclure que ces sont les conversations menées avec des pays comme le Yémen, la Syrie et d’autres pays états sensibles aux yeux des américains qui ont été espionné.

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