Pas par la famille royale ou quelques ministres (eux, ils doivent déjà aller à Roland Garros supporter Justine et Kim !) mais par 3 Easy-Concept (on ne fait pas la liaison, merci ;-), le webmaster de deux de nos grands quotidiens francophones et la responsable de Webatou : Monique, « l’accessibilité au premier clic ! ».

Justement, l’accessibilité, il en était question. C’était un des thèmes des deux journées de conférences avec la qualité, le design et la promotion des standards du Web. Non seulement, elle était très présente dans les discours mais elle a été le fil rouge de ce séminaire. Quel bonheur de pouvoir poser, sans risque de censure, les questions que l’on souhaitait aux monstres sacrés qui venaient de nous instruire de leurs riches expériences.

Parlons-en de ces orateurs choisis avec soin par les organisateurs, que je félicite encore pour leur professionnalisme.

Tristan Nitot : Même s’il ne fait pas 130 kg, quand il parle, je peux lui garantir qu’un gars de 100 kg se tait, prend des notes et apprécie à sa juste valeur ses bons mots.

Laurent Denis : Les hasards de la vie ont fait que nous avons en commun un passé d’enseignant qui continue à nous servir au quotidien.

Laurent Gloagen : Une façon peut-être pas politiquement correcte mais tellement décalée et agréable de dire des vérités que certains ne veulent pas entendre. Le tout en gardant, sur la scène du moins, une tenue plus que correcte.

Elie Sloïm : La preuve par Opquast qu’un site Internet, ça ne s’improvise pas. Ah, si certains de mes clients avaient pu être présents ...

Rémy Birambeau : Non seulement, il m’a prouvé qu’il était possible de réaliser des sites professionnels pour des associations qui avaient un budget limité et, à partir de là, leur prouver qu’il peut être rentable d’investir dans un site pro pour ensuite voir se décupler les dons. Mais en plus, il m’a conforté dans une idée de réorganisation de gestion de projet qui nous trottait dans la tête depuis un petit temps. On a passé le trajet du retour vers notre plat pays à en discuter. Merci encore, Rémy.

Daniel Glazman : Il nous a appris qu‘à l’âge de 9 ans, il était tombé dans l’informatique. Son parcours l’a orienté vers différentes structures à la pointe de la technologie avant que la toile ne le renvoie vers les standards du Web. Et là, il a atterri dans une boule de cristal : il sait que toutes les améliorations souhaitées par sont en cours d’être finalisées (CSS3, ...) Et pour cause, il participe à leur développement. Trop fort !

François Nonnenmacher : Le seul chef d’orchestre capable de mobiliser la dream team de l’Internet pour réaliser le plus beau PowerPoint du CAC 40 ! Plus sérieusement, c’est la preuve que chaque chef de projet pourrait mettre en commun des « pointures » moins onéreuses et ainsi obtenir un résultat bien meilleur qu’en délégant le boulot à une agence qui fait tout.

Denis Boudreau : Une belle vision de l’avenir du Web empreinte de la sagesse de ce Québécois expérimenté, chaleureux et si sympathique. Une de ses savoureuses expressions à lire avec l’accent de là-bas : « Il ne faut pas pelleter des nuages. »

Karl Dubost : Qu’ai-je retenu du Web sémantique ? L’image d’une jolie Japonaise assise sur une chaise à l’ombre d’un arbre normand et attendant le train ... du romantique Karl. J’ai tout compris, non ?

Bref, Paris Web 2006, ce furent deux longues journées très agréables durant lesquelles j’ai appris (heureusement car c’était le but) et ai pu consolider certaines de mes idées (ça fait toujours plaisir).

J’en garde le souvenir de nombreuses rencontres, chaleureuses et enrichissantes et le Belge que je suis espère avoir contribué à apprendre à mes amis Français que, derrière le drapeau noir, jaune, rouge, se cachent trois langues nationales : le français, le néerlandais et l’allemand (70 000 sur 10 000 000 d’habitants). Ca peut toujours servir dans une conversation de bistrot ou à « Questions pour un champion » ;-)

P.S. : Où peut-on trouver le formulaire d’inscription à Paris Web 2007 ?